Surprise et équivoque

Jacques Borie

"Quarto n°56"

Surprise et équivoque

Télécharger le texte

  • Création du PDF
  • Surprise et équivoque

    Jacques Borie

    Qui d’entre nous peut affirmer n’avoir jamais éprouvé au détour de telle ou telle séance, fût-elle courte, la pesanteur du déjà entendu, la lourdeur répétitive du procédé, bref les affres de l’ennui sans aucun instant de grâce pour illuminer de l’éclat de l’inédit la grisaille du quotidien analytique ? Ne voyons pas là un simple et inévitable désagrément professionnel, contrepartie de la noblesse de la fonction dans le style « grandeur et servitude » de la vie du psychanalyste. Non, c’est l’unité même de la psychanalyse et son identité – ce qui la fait freudienne – qui se trouve mise en tension dans ce paradoxe ; et Lacan lui-même 'l’hésite pas à écrire que si ce qui est attendu de la séance est la surprise, ce n’est qu’à la condition du respect de la seule exigence imposée à l’analysant : « une régularité quasi bureaucratique »[1].

    Je me propose donc d’examiner en quoi ce nouage paradoxal de la surprise avec le caractère bureaucratique de la pratique se déduit logiquement de la structure de l’inconscient et en quoi c’est à cette structure – à penser donc comme hétérogène – que l’analyste doit s’égaler s’il veut avoir une chance de linger l’expérience jusqu’à sa fin.

    Notre tâche est donc d’analyser comment la rengaine, trait qui marque l’instance de la répétition, la routine, qui indique plutôt l’uniformité de la voie, nécessitent la surprise non comme leur complément, ce qui ferait bouchon au manque, mais comme leur altérité en acte. C’est à ce point que l’équivoque – figure propre au signifiant, il n’y en a pas trace dans la nature – peut être au cœur même de l’intervention de l’analyste, de faire pièce au règne du Un, en objectant aussi bien à l’univers de la grand-route qu’au « tous pareils » de l’uniforme.

    On pourrait d’ailleurs lire l’histoire de la psychanalyse postfreudienne comme une tentative de réduire à diverses figures de l’Un l’invention freudienne, invention pourtant fondée sur l’adéquation de la méthode et de la théorie, c’est-à-dire visant à prendre en compte les manifestations de l’inconscient comme surprise. Prenons par exemple une récente brochure intitulée La pratique psychanalytique, éditée par nos collègues de la S.P.P. à l’usage du public. On y lit : « Conditions indispensables au déroulement du processus psychanalytique : un cadre strict et intangible : après que les conditions pratiques aient été convenues au cours du ou des premiers entretiens, les séances se dérouleront selon des modalités constantes » : puis, à propos de la durée des séances : « la durée des séances doit être propice au libre déploiement de la parole. Les quarante-cinq minutes classiques semblent bien accordées aux capacités des patients et des analystes. Cette durée est fixe, ainsi rien de ce que le patient est amené à dire sous le signe de la règle fondamentale n’est susceptible de raccourcir on d’allonger son temps de parole ou de silence, exigence technique se confond ici avec l’impératif éthique. L’analyste, en s’interdisant de mettre fin arbitrairement à la séance, respecte à la fois le rythme du patient et les règles de sa fonction. » Ce qui est frappant dans cet extrait n’est pas tant la routinisation extrême du procédé, destinée à prévenir toute surprise liée au dire par un discours apparemment univoque, que son élévation au rang d’impératif éthique. La formulation des devoirs de l’analyste en termes de « s’interdire l’arbitraire » montre bien quelle tentation cela peut être lorsqu’on préfère la maîtrise professionnelle à la surprise de l’acte.

    À cette tendance d’obsessionnalisation de la pratique versant routine de l’inconscient, on pourrait opposer l’exaltation de la surprise à tout coup, l’analyste héraut de la cure sur son versant poétique, faisant fi de la bureaucratie routinière des séances : cela par exemple, en écho à l’épistémologie de Feyerhabend qui, fondant sa théorie anarchiste de la connaissance sur l’impossibilité d’exclure l’irrationnel, en conclut à ce seul principe d’orientation de la recherche : « tout est bon »[2]. Eh bien, pour l’analyste, pas tout est bon : non seulement parce qu’il n’y a pas de tout, mais aussi parce que l’interprétation n’est pas ouverte à tous les sens, mais encore parce que le ratage par quoi opère l’analyste n’est efficace que s’il est situé à la bonne place dans la structure. Notons d’ailleurs que si l’on isole ces deux versants de l’expérience, on obtient deux modes du lien institutionnel : le versant routine est congruent à la société analytique comme garantie de la professionnalisation des analystes, et sur l’autre versant, l’anar-lyste du poème sans le mathème exalte la singularité narcissique du non-dupe dans la diatribe anti-institutionnelle.

    Mais revenons à la structure de l’inconscient en tant qu’elle détermine ce à quoi l’analyste doit s’égaler dans l’expérience. Le rêve est la voie royale de l’inconscient pour Freud parce qu’il en cherche la signifiance, non la signification ; l’essence du rêve est dans le travail même du rêve, pas dans ses contenus ; la signification n’est pas univoque mais déformée et surdéterminée ; elle ne peut être univoque car la chose qui la cause est innommable, liée au refoulement originaire. C’est ce qui fera dire à Lacan que « le champ freudien est un champ qui, de sa nature, se perd »[3], ce qui lui donne sa plus pure subsistance à condition que le psychanalyste témoigne de cette perte par sa présence à ce point où, la cause de l’inconscient fuyant, elle fonde de son impossible à être dite sa certitude de réel.

    Dans le transfert, cette structure déterminée par sa béance détermine la nécessaire duperie du sujet supposé savoir l’entreprise analytique se fonde de cette méprise sur le savoir de l’Autre à laquelle l’analyste se prête car son savoir (du moins c’est ce qu’il a dû apprendre de sa propre cure) n’a pas de prise sur le réel, sauf cas d’infatuation. C’est pourquoi le trait de vérité surgit par surprise (lapsus, Witz, etc.), faute de représentation scientifique, c’est-à-dire prédictible, de cette béance de l’inconscient, et se présente comme un dire sans sujet pour le savoir.

    Mais venons-en à une première et courte vignette clinique : au cours d’une séance, Monsieur. V découvre comment son identification à un frère mort et adulé par sa mère constituait un des nœuds de sa névrose. Cette découverte est scandée par l’analyste d’un « tout à fait » sur lequel il suspend la séance ; intervention apparemment fort peu équivoque, plutôt assertive même, visant à séparer le sujet d’un signifiant-maître de son histoire pour le porter au compte de l’Autre en le produisant comme reste de son dire (S1 dans le Discours Analytique). Quelle ne fut pas la surprise de l’analyste lorsque, à la séance suivante, Monsieur V se montra très angoissé par sa dernière intervention ; en effet, il n’a pas entendu « tout à fait », mais « vous êtes fait », et proteste justement : « vous n’avez pas le choix de me condamner ainsi ! » Le cristal de la langue a ainsi transformé totalement la signification d’un énoncé apparemment univoque, mais cette mutation n’est pas pur effet du hasard. Du « tout à fait » au « vous êtes fait » (comme un rat, bien sûr, ce qui se désigne n’est plus un S1 produit, donc séparé du sujet, mais un S1 visant d’un doigt vengeur l’être même du sujet pris dans la volonté mauvaise de l’Autre. La surprise est ici que l’équivoque trouve sa force de l’assurance prise du fantasme mis en scène dans le transfert sur une figure de l’analyste, pas tant supposé savoir que supposé jouir. Cette révélation, après que l’analysant ait pu reprendre à son compte ce qu’il avait choisi d’entendre, fut pour Monsieur V un moment crucial de sa cure, lui montrant combien il tenait à faire consister cette figure obscène de l’Autre pour constituer son désir comme impossible. La précipitation du sens-joui dans cet exemple n’est pas le résultat d’une certitude issue d’un acte, mais d’une assurance prise du fantasme comme tentative de se faire garant de l’Autre par la voie de l’Un. La surprise, ici, n’est que maintien de l’emprise du maître sous une forme particulièrement surmoïque, mais qui rend patente la présence du fantasme dans le transfert.

    Une autre vignette clinique, celle d’un patient de Freud, va maintenant nous éclairer sur un autre versant de l’équivoque, avant trait à son usage quant à la fin de l’analyse. Le paradoxe à tisser résulte du : comment fonder une fin de la cure dans son lien à la certitude, alors que l’équivoque paraît au contraire introduire une vacillation plurielle du sens ?

    Le patient dont il s’agit est anonyme, puisque son cas nous est raconté par son ami Abraham Kardiner dans son livre Mon analyse avec Freud[4]. Après son analyse avec Freud, Monsieur X, qui s’est toujours vanté de ses nombreuses conquête féminines, courtise une jeune violoniste viennoise en l’absence de sa femme restée à New-York. Celle-ci avant eu vent de l’affaire accourt à Vienne et Monsieur X se trouve impuissant avec elle, ce qui ne lui était jamais arrivé. Il se décide alors à retourner voir Freud pensant que celui-ci, vexé de cet échec, reprendrait aussitôt sa cure ; vous vous rendez compte : être impuissant après une analyse ! Freud le reçut une seule fois, l’écoutant pendant une heure sans un mot ; il se leva alors pour le raccompagner, toujours en silence, puis, lui serrant la main en guise d’adieu sur le pas de la porte, « Eh bien, maintenant, je vois que vous êtes vraiment un type qui se tient bien. » Monsieur X, perplexe, rejoint alors ses amis et les autres analysants de Freud au café du coin, où l’on avait l’habitude de se retrouver pour soupeser les paroles du maître et tenter de déchiffrer ses énigmes. Après une longue conversation sur le sens de cette phrase si laconique, on s’entend pour décrypter ainsi le dire de Freud : « VOUS étiez une canaille avant votre analyse : après, vous avez l’élégance d’être impuissant avec la femme que vous avez trahie, Cette impuissance témoigne de votre changement ! » Ajoutons qu’après cette ultime séance avec Freud. Monsieur L. fut guéri de son impuissance et abandonna la jeune violoniste.

    Évidemment, on pourrait prendre cette intervention de Freud comme un renforcement de l’identification à un idéal, celui de la morale conjugale par exemple, et être comme Salvador Dali déçu de ne trouver en Freud qu’un bourgeois ordinaire. Mais si l’on veut bien entendre le « Vous êtes ceci » de cette interprétation autrement que comme un renforcement imaginaire, on pourra en apprécier le caractère à la fois subtile et tranchant. Tranchant d’abord de dire non à la demande du sujet voulant faire à nouveau consister le sujet supposé savoir dans son adresse au maître. Mais Freud ne se dérobe pourtant pas à l’entendre, et lui fait même une réponse très assertive en même temps que ses adieux. Autrement dit, là où le patient soutient sa plainte par son indétermination appelant son complément dans la relance de la supposition de savoir. Freud répond par une assertion énigmatique, quasiment oraculaire, suspendant le temps dans la perplexité Crut « qu’a-t-il voulu me dire ? », puis produisant une hâte à conclure qui n’est pas sans effet sur le réel de la jouissance.

    Mais sur quoi porte exactement l’équivoque de cette ultime interprétation de Freud Sur le signifiant anständiger (Kerl) qui indique quelque chose qui se tient bien, l’équivoque portant donc sur le rapport paradoxal entre la plainte du patient sur son impuissance et la conclusion de Freud : vous êtes devenu un type décent, enfin bienséant ! On a donc une vacillation autour dit statut de la jouissance sexuelle dans son rapport à la conduite du sujet et au jugement qu’elle implique, soit l’éthique. La question tourne donc autour du statut du phallus dans son rapport au réel. Lorsque Lacan met le phallus an principe même de la signification, il nous montre comment la langue opère avec le sexuel : faute de pouvoir l’attraper directement à cause du rapport qu’on ne peut écrire, le phallus est ce qui ponctue le texte du sujet en capitonnant le discours avec du sens sexuel : mais ce bateau ratant toujours son port, on ne voit pas, à s’en tenir à cette conception de l’équivoque, comment une fin de l’expérience serait possible, le ratage du réel connue loi de la répétition signifiante empêchant le cernage d’une certitude singulière.

    C’est avec « L’Étourdit » que Lacan fait un pas de plus nous permettant d’éclairer le rapport du phallus au réel du non-rapport. On peut articuler le statut de l’équivoque dans « 1 : Étourdit » en trois points :

    – « une langue entre autres n’est rien de plus que l’intégrale des équivoques que son – histoire y a laissé persister. C’est la veine dont le réel, le seul pour le discours analytique à motiver son issue, le réel qu’il n’y a pas de rapport sexuel, v a fait dépôt au cours des âges. »[5] Donc l’équivoque est ici la conséquence dans les langues du « pas de rapport sexuel ». et c’est la veine à suivre pour permettre une issue à l’expérience, justement parce que c’est par là (par cet impossible même) que la lalangue touche au réel I L’équivoque n’est donc plus ici réduite au principe de la signification phallique avec son corrélat d’infinitisation de la dérive métaphoro-métonymique,

    – Lacan situe l’équivoque par rapport au phallus comme fonction, et non plus connue signification : cette fonction phallique ne fonde l’universel qu’à ce qu’au moins un soit supposé y faire forfait, où l’on reconnaîtra le réel du père : s’il nous est nécessaire de supposer cette existence, ce n’est pas qu’elle garantirait le rapport sexuel, mais qu’elle fixe « la limite où ce semblant n’est plus que dé-sens. »[6] Traduction : la fonction phallique à penser comme semblant situe la limite où le sens est déshabité. Et c’est-lit que Lacan réintroduit la fonction de l’équivoque : « Rien n’opère donc que d’équivoque signifiante soit de l’astuce par quoi l’ab-sens du rapport se tamponnerait au point de suspens de la fonction. »[7] Notons qu’il qualifie la pratique de l’analyste à ce point-d’« astuce », ce qui me semble indiquer la nécessité d’un bricolage inventif là où l’écriture du rapport fait défaut.

    – Le troisième point est logiquement déductible des deux premiers : l’équivoque constitue la forme majeure de l’interprétation selon ses trois modalités : homophonie, grammaire, logique, parce qu’elle opère à des points nœuds, nouages justement de l’ininterprétable.

    L’équivoque comme mi-dire énigmatique peut donc cerner ce point de béance où se retrouve un manque à tous les niveaux, comme nous le dit Lacan dans « La Méprise du sujet supposé savoir »[8] : côté signifiant, l’impossibilité pour le signifiant de se signifier lui-même inscrit une indétermination du sujet, et côté réel, l’absence du rapport entre les sexes implique un pari sur le pire devant ce défaut de savoir, seule chance de donner accès à une certitude. Mais cet instant du franchissement n’est possible qu’après un temps de perplexité qui ne porte pas tant sur la signification du dire puisqu’elle est indécidable par les seules règles du signifiant, mais sur le fait qu’il pourrait y avoir un savoir sans sujet : Freud a dit ça mais comme il est impossible de répondre à la question « qu’a-t-il vraiment voulu dire ? », il n’y aurait pas d’autre solution pour conclure que dans le saut côté acte. Dès lors, l’effet de sens à en attendre n’est plus du côté de l’efflorescence imaginaire du sensum mais dans la réduction du sujet à l’épure de son lien à la cause ; effet de sens réel – comme nous l’indique Lacan dans « R.S.I. »[9] – en ce qu’il oriente le sujet par rapport à son choix de jouissance, et non par rapport à la chaîne infinie des signifiants de son histoire. Sans doute, peut-on aussi éclairer cet entreprêt dont Lacan dans Télévision dit que l’interprétation doit être preste pour y satisfaire. L’entreprêt serait ce moment où ne sachant plus qui est le propriétaire d’un énoncé, le sujet doit alors se fonder dans l’acte déduit de ce défaut d’attribution du savoir à l’Autre, Et, en équivoquant sur l’équivoque, on entendra « qui veut ? », « à qui est la voix ? », « des voix qui se valent ». etc, Notons, comme le montre bien le patient du premier exemple, que le névrosé veut absolument objecter à cette modalité de l’équivoque impliquant an acte pour la résoudre, afin d’éterniser le doute dans sa vie et le sujet supposé savoir dans le transfert.

    Mais si le maniement de l’équivoque a cette place essentielle dans l’expérience, c’est qu’il est homogène à la nature de la cause de l’inconscient, dont on a déjà montré qu’elle indique, par sa fuite, la place de l’analyste. Si l’on situe la place de la cause comme grâce ou destin, c’est-à-dire comme cause finale dans la religion, on a un accès prédéterminé de tout temps hors de toute action humaine ou si l’on suppose que l’être humain est entièrement réglé par un ordre de détermination qui a une structure de langage (comme le fait Galilée par exemple), on obtient comme dans la science une succession d’énoncés univoques, purement formelle, induisant une expérience sans limite interne. En psychanalyse, le déploiement de la logique ne peut être purement formel, car il s’appuie sur la motérialité de la langue qui rend la cause également matérielle. C’est par là, par ce biais de la cause matérielle, qu’on rejoint le rapport de la Mangue au réel comme intégrale des équivoques produit dans une langue particulière. Et c’est ainsi que je comprends le caractère baroque du style de l’interprétation lacanienne ni pur enchaînement de cause formelle, ni l’éclat du tout est possible, il est plutôt, comme le dit Panofski du baroque, « une pluralité d’aspects à point de vue unique », par quoi la surprise de l’équivoque oriente la prise du sujet par rapport au réel d’une façon nouvelle.

    Mais revenons pour conclure à notre Monsieur X dont l’intervention de Freud révèle et produit en même temps la mutation subjective : passage de la canaille au type convenable. Ce héros du « toutes les femmes sont bonnes à prendre » récolte l’impuissance devant la sienne parce que la trahison vise justement la réalisation de l’impossible : faire de toutes les femmes la cause de son désir, alors qu’il ne peut s’agir que d’une ; il n’y a pas de solution universelle à la castration, seulement des inventions singulières et contingentes : une sorte d’amour mode d’emploi conjugué au possible du phallus. C’est là où la fin de l’analyse donne les conditions d’un choix (comme le disait Freud) qui suppose un rapport de responsabilité à la jouissance (le contraire de la canaille, donc). Non pas l’ergo cartésien déduisant l’être de la pensée, mais le soli freudien du devoir sans idéal ; c’est ce que forclôt justement le discours de la science et dont l’équivoque à sa place réintroduit la possibilité dans la surprise.

    Texte publié dans la revue de psychanalyse Quarto, n°56

    [1] J. Lacan, « De la psychanalyse dans ses rapports avec la réalité ». Scilicet 1. p. 52.

    [2] P. Feyerhabend, Contre la méthode, Seuil, Points, Série Sciences. 1988, p. 20.

    [3] J. Lacan, Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Seuil, Paris, 1973, p. 116.

    [4] A. Kardiner, Mon analyse avec Freud. Bellefond, Paris, 1978.

    [5] J. Lacan, « L’étourdit », Scilicet 4, p. 47.

    [6] Ibidem, p. 16.

    [7] Ibidem.

    [8] J. Lacan, « La méprise du sujet supposé savoir ». Scilicet 1, pp. 31 à 41.

    [9] J. Lacan, « Le Séminaire. Livre XXII, R.S.I. », leçon du 11/02/75, Ornicar ?, n°4.