Clinique de l’Intrusion

Philippe Lacadée

"Quarto n°75"

stade du miroir, violence, intrusion, institution, agressivité

Ce texte, pour ce qui me concerne fait orientation dans le travail en institution. A partir du phénomène de l’intrusion le texte nous introduit à la différence entre violence et agressivité autour de l’image qui dans le stade du miroir vient donner assise à l’identification mais sur fond d’une béance ce qui fait trou. - Philippe Cousty

Clinique de l’Intrusion

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  • Clinique de l'intrusion

    Philippe Lacadée

    Que se passe-t-il pour un enfant lorsqu'il voit « un ou plusieurs de ses semblables participer avec lui à la relation domestique » ?[1] Lacan, dans son texte « Les Complexes familiaux dans la formation de l'individu », s'interroge sur le rôle psychique du complexe fraternel.

    Le rôle traumatisant de l'introduction d'un autre enfant est constitué par son intrusion. « L'intrusion part du nouveau venu pour infecter l'occupant » dit Lacan. Dans la famille c'est en règle générale le fait d'une naissance, et c'est l'aîné qui en principe joue le rôle du patient. Par le terme de « complexe de l'intrusion », Jacques Lacan se pose en 1938 la question de savoir ce qui se joue d'un point de vue clinique pour un sujet qui a des frères ou qui rencontre des enfants ayant un petit écart d'âge avec lui. Avec ce complexe, Lacan va rendre compte de cette expérience subjective qu'il situe entre le « complexe de sevrage » et le « complexe d'Œdipe », c'est-à-dire entre l'âge de six mois et dix-huit mois, avant l'âge de trois ans. Cette expérience subjective est, selon lui, nécessaire à la constitution d'un sujet.

    Les conditions d'apparition du semblable sont très variables. Le fait et l'époque de son apparition déterminent sa signification pour le sujet. Cela dépend de l'environnement, de l'Autre, c'est-à-dire de la culture, de la famille, mais surtout de la place qu'on y accorde en général à un enfant. Cela dépend aussi, des contingences individuelles : de la place particulière et de la valeur précise prise par un enfant dans l'ordre de naissance, ainsi que de la place qu'il vient occuper par rapport au désir de l'Autre, surtout de la mère. Lacan se demande : est-il « un nanti ou un usurpateur » ?

    Freud, dans son texte « Constructions dans l'analyse », parle de traumatisme quand arrive, pour un enfant aîné, un cadet. C'est un intrus qui déclenche un véritable bouleversement. Il donne l'exemple d'une construction qui permet de mesurer cliniquement les conséquences désastreuses de l'arrivée d'une petite sœur pour un petit garçon qui vivait jusque-là une véritable relation paradisiaque avec sa mère, où même le père avait très peu de place : «Jusqu'à votre nième année, vous vous êtes considéré comme le possesseur unique et absolu de votre mère ; à ce moment-là un deuxième enfant est arrivé et avec lui une forte déception, votre mère vous a quitté pendant quelque temps et, même après, elle ne s'est plus consacrée à vous exclusivement. Vos sentiments envers elle sont devenus ambivalents, votre père a acquis une nouvelle signification pour vous ».[2]

    Il apparaît ainsi selon Freud que la relation mère-enfant se trouve limitée par un intrus, un deuxième enfant. Mais il nous dit surtout que c'est le cadet qui introduit le Nom-du-Père, en tant que c'est lui qui vient marquer le désir de la mère. L'enfant repousse le père à l'arrière de la scène et vit dans un paradis de leurre imaginaire, lorsqu'arrive soudain le second enfant. A ce moment-là, plus que le père, c'est le cadet qui est le véritable intrus, mais Lacan précise que c'est à partir de là que le père prend une nouvelle signification.

    Phénomènes cliniques observables et la fonction de l'identification

    Lacan va rapporter à l'introduction de l'image du rival, — qu'il appelle « Complexe de l'intrusion »-certains phénomènes observables à cet âge-là : la jalousie infantile, l'agressivité, les phénomènes de dédoublement ou d'hallucination du double, le transitivisme, et les fantasmes de démembrement et de dislocations du corps observables dans des symptômes ou des rêves d'enfants.

    Il remarque que des enfants entre six mois et deux ans, lorsqu'ils sont laissés en couple et sans l'intrusion d'un tiers, se laissent aller à une spontanéité ludique. Il se manifeste alors des réactions diverses baignant dans une communication spontanée : on observe une adaptation des postures et des gestes et une certaine conformité dans leur alternance, mais aussi des provocations et des ripostes. S'il y a une certaine adaptation à l'autre comme un double, Lacan remarque qu'il y a aussi une rivalité. Il va distinguer dans la variété de ces réactions un type particulier de réponse : « une rivalité objectivement définissable ». Lacan va démontrer comment ces phénomènes, importants à isoler et à repérer, représentent non « pas une rivalité vitale mais une identification mentale ».

    Pour Lacan, il s'agit de phénomènes cliniques secondaires à une fonction psychique essentielle dont la psychanalyse a établi l'originalité : l'identification. C'est tout spécialement dans la situation fraternelle primitive ou dans la rencontre avec un semblable, que l'agressivité ou la jalousie se démontre être secondaire à l'identification.

    La psychanalyse avec Freud se démarque de l'idée de Darwin sur l'évolutionnisme : celle de la lutte comme étant aux origines de la vie. La rivalité n'est donc pas une lutte pour la survie, mais la conséquence d'une identification affective. L'identification affective est une fonction psychique dont la psychanalyse a établi l'originalité.

    C'est pour tenter d'affiner cette théorie de l'identification, encore mal définie dans la doctrine freudienne, que Lacan va créer « Le stade du miroir » afin de désigner ce moment générique important. Cette thèse essentielle sera communiquée pour la première fois en 1936, mais il n'aura de cesse d'y revenir tout au long de son enseignement. Mais avant d'en parler, il est important de revenir aux phénomènes cliniques de la jalousie, et du transitivisme.

    Jalousie et transitivisme

    La jalousie infantile a depuis Saint-Augustin frappé les observateurs. « J'ai vu de mes yeux et bien observé un tout-petit en proie à la jalousie : il ne parlait pas encore et il ne pouvait sans pâlir arrêter son regard au spectacle amer de son frère de lait »[3] Lacan s'interroge sur ce moment électif de la jalousie en rapport avec le nourrissage, en précisant qu'il faut l'interpréter avec prudence. Car en fait, cette jalousie peut aussi se manifester dans les cas où le sujet a été depuis longtemps sevré et qu'il n'est plus en état de concurrence vitale à l'égard de son frère.

    Ce phénomène clinique de la jalousie met donc en évidence le préalable d'une certaine identification à l'état du frère. Il ne s'agit pas d'une rivalité vitale, mais de la conséquence d'un processus d'identification. L'enfant est jaloux de voir sa place prise par l'autre dans cet instant du regard. C'est une situation d'absorption spectaculaire.

    Pour Lacan la jalousie joue un rôle fondamental dans la genèse du lien social et de la considération du moi : le moi se constitue dans « le drame de la jalousie ».[4] C'est le moment où naît la reconnaissance d'un rival, mais surtout le moment où l'autre va être reconnu comme un objet différent, comme intrus. Ce qui se révèle là, ce n'est pas un conflit entre deux individus, mais le fait que dans chaque sujet il y a un conflit, une division entre deux attitudes opposées. On pourrait dire ici que le secret de la jalousie, comme le secret du stade du miroir, c'est la révélation de la division subjective.

    Le puissant intérêt que le sujet porte au rival, bien qu'il s'affirme sur le versant négatif de la haine ou de la rivalité, révèle ce qui le soutend, soit un versant positif qui est premier et qui est l'identification. Il y a là confusion entre identification et amour ou haine. De cette jalousie ou intérêt pour l'image rivale, Lacan va faire le moteur de la connaissance humaine. Pour lui, toute connaissance humaine prend sa source dans la dialectique de la jalousie qui est une manifestation primordiale de la communication.

    Penchons-nous maintenant sur le transitivisme qui est une notion générique observable pour Lacan. Le transitivisme fondamental s'exprime dans le fait qu'un enfant qui en a battu un autre peut dire « l'autre m'a battu », comme pleure celui qui voit l'autre tomber, participant dans une entière transe à la chute de son compagnon. Cela est possible car pour le petit enfant « le moi c'est l'autre ». Lacan précise que là, l'enfant ne ment pas : il est littéralement l'autre. Au départ le sujet est plus proche de la forme de l'image de l'autre que du surgissement de sa propre tendance. C'est cette captation par l'imago de la forme humaine qui domine toute la dialectique du comportement de l'enfant en présence de son semblable. Le petit d'homme étant un être prématuré, un corps morcelé, la première synthèse de l'ego est pour lui « alter ego ». Le sujet humain désirant se constitue autour d'un centre qui est l'autre, car c'est l'autre qui lui donne son unité. Le premier abord qu'il a de l'objet, c'est l'objet en tant qu'il est désir de l'autre.[5] C'est là pour Lacan la différence entre le monde humain et le monde animal. Ce qui fait que le monde humain précise-t-il, est un monde fondé sur ce trait essentiel : « l'objet d'intérêt humain, c'est l'objet du désir de l'autre ».[6] La base rivalitaire et concurrentielle est essentielle au fon- de l'objet

    S'inspirant de la dialectique du maître et de l'esclave de la Phénoménologie de l'esprit de Hegel, Lacan montre que c'est dans la rivalité fondamentale, dans la lutte à mort première et essentielle, que se produit la constitution du monde humain comme tel. La connaissance dite paranoïaque est une connaissance instaurée dans la rivalité jalouse. Il va définir cela concernant l'identification primaire qu'il établit dans le stade du miroir. Pour lui, il y a un lien indissoluble entre le stade du miroir et le complexe d'intrusion. L'intrusion marque que le remède, la solution de la discorde du corps que recèle le miroir, ne fait que traduire cette discorde sous la forme de l'exclusion. Cette intrusion s'inscrit « dans une ambivalence primordiale [...], en ce sens que le sujet s'identifie dans son sentiment de Soi à l'image de l'autre et que l'image de l'autre vient à captiver en lui ce sentiment ».[7]

    Une théorie de l'identification déduite du stade du miroir

    Lacan va en déduire une théorie de l'identification qu'il établit dans le texte « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je ». C'est dans cette « première captation par l'image... [que] se dessine le premier moment de la dialectique des identifications ».[8] C'est un moment d'identification révélateur d'un dynamisme libidinal, par où le sujet se trouve transformé d'assumer son image.[9] Ce moment est lié à un phénomène de Gestalt : la perception très précoce chez l'enfant de la forme humaine fixe son intérêt dès les premiers mois, et même, concernant le visage humain, dès le dixième jour. Le phénomène de reconnaissance impliquant la constitution subjective se démontre au travers de signes cliniques précis : « l'assomption triomphante de l'image (…) la mimique jubilatoire (…) la complaisance ludique dans le contrôle de l'identification spéculaire, après le repérage expérimental le plus bref de l'inexistence de l'image derrière le miroir ».[10]

    Lacan saisit par cet effet de jubilation, la marque d'une subjectivation. « Moment qui n'est pas d'histoire », mais de structure par où le sujet franchit l'angoisse liée à la tension de la prématuration. C'est un moment « d'insight configurant », c'est-à-dire une identification réorganisant le système du sujet. Par insight Lacan indique que c'est une vue qui a donné forme à quelque chose au cours d'un moment de saisie dialectique. Il s'agit moins d'un moment d'observation que d'un moment logique connotant non une dialectique harmonisée mais un franchissement, une bascule.

    Le stade du miroir démontre que pour un sujet le corps s'introduit dans l'économie de la jouissance par l'image du corps. C'est pour cela d'ailleurs que plus tard à propos de la jalousie infantile de Saint Augustin, Lacan parlera de Jalouissance : « On en reste [...] à la notion de la haine jalouse, celle qui jaillit de la jalouissance, de celle qui s'imageaillisse du regard chez Saint Augustin qui l'observe, le petit bonhomme. Il est là en tiers. Il observe le petit bonhomme et, pallidus, il en pâlit, d'observer, suspendu à la tétine, le conlactaneum suum ».[11]

    Le fondement de l'identification primordiale : la béance causale

    Pour Lacan, la notion de stade du miroir repose sur une béance liée à l’ écart entre l'expression vécue du corps et sa forme. Cet écart est cette béance causale, véritable manque structural. Il va donner divers modes d'illustration de ce manque.

    En 1936, cette béance causale, Lacan la situe comme crise biologique à partir du simple fait de la prématuration de l'être humain. Le stade du miroir est une solution identificatoire répondant au déclin du « Complexe de sevrage »[12] par la rencontre avec l'imago du corps, qui l'humanise en le rendant captif de la forme de l'autre humain, son semblable. En 1975, à Rome, il en reparlera comme d'une béance déduite d'un réel biologique incontournable pour le petit bonhomme.

    Pour Lacan, cette béance est donc tout d'abord saisie dans sa négativité et non sa positivité. Il parle de ce réel comme d'un réel lié au traumatisme de la naissance en tant que celle-ci projette dans la vie un être prématuré physiologiquement. Puis il en reparle toujours à partir du traumatisme de la naissance mais cette fois en tant qu'il est lié à la rencontre du troumatisme de la langue. Si le langage est ce qui peut venir donner corps et forme au sujet, il est aussi ce qui le confronte au trou du manque à être. La béance causale est donc une béance logique liée au trou du langage. On a là la castration, ou l'intrusion de l'ordre symbolique chez le sujet : c'est le langage, ce sont les mots qui viennent faire intrusion dans le corps. Lacan précisera d'ailleurs que la pensée, c'est le fait que les mots introduisent des représentations de façon parasitaire et intrusive dans le corps.

    Plus tard, il parlera d'un réel positif, mais c'est alors pour désigner ce qui du réel de la jouissance ne peut s'investir dans l'image : quelque chose du sujet qui fait son être, sa misère, sa souffrance ne peut s'investir dans l'image spéculaire. C'est ce réel-là que le corps ne peut appréhender et c'est ce qui lui restera fondamentalement étranger, une intrusion, soit ce qui de l'intrus restera inassimilable, ce kakon obscur.

    Par exemple, l'échange insaisissable de regards entre la mère et l'enfant qui s'exclut dans la résorption de l'image spéculaire. C'est cet échange qui s'efface dans la jubilation narcissique, mais dans cette même jubilation le sujet va viser la retrouvaille de cet éclair. Cette tentative se dévoile dans son activité ludique face au miroir où il suspend son geste pour fixer l'instantané de l'imago. Ce n'est pas le regard qui se perd dans l'image, c'est l'échange, le rapport du sujet à l'Autre. Le regard de l'Autre est celui qui introduit pour tout sujet l'inconnu, sinon la béance, voire la prématuration dans la vie de l'enfant. L'image i(a) vient habiller ce regard (a), et « masquer le vif de cette fonction de manque ». Le masque de l'image vient voiler le manque de l'intrusion de la marque du réel.

    Autre exemple est celui de cette petite fille[13] qui, se confrontant nue au miroir, passe sa main en éclair devant le manque phallique, comme un voile jeté devant ce réel, devant cette béance qui vient faire trou dans le miroir de ne pas justement en recevoir une image spécularisable. Il y a là le réel de la jouissance qui vient faire intrusion la rendant étrangère à elle-même. Ce réel est ainsi l'intrus qu'elle tente voiler du geste de sa pudeur.

    A partir de ces deux exemples nous dirons que la causalité n'est plus dans l'imago (thèse de 1936) mais dans le manque que couvre l'image. C'est cet objet insaisissable au miroir, jouissance première, mythique, perdue, qui ne cesse de perdurer, installée au cœur de l'être, son kakon auquel l'image spéculaire vient donner son habillement. Image juste faite pour leurrer, véritable étoffe ou chasuble du sujet. C'est là l'essentiel de ce moment du miroir.

    La préférence pour l'image

    En 1975, Lacan dira : « Le rapport de l'homme [...] avec son corps, s'il y a quelque chose qui souligne bien qu'il est imaginaire, c'est la portée qu'y prend l'image, et au départ, j'ai bien souligné ceci, c'est qu'il fallait pour ça quand même une raison dans le réel […] Il n'y a que la pré maturation qui l'explique, cette préférence pour l'image qui vient de ce qu'il anticipe sa maturation corporelle, avec tout ce que cela comporte ».[14] C'est le réel lié à la prématuration qui traduit une double rupture vitale introduisant des tensions psychiques. Premièrement, rupture de cette immédiate adaptation au milieu qui définit le monde de l'animal par sa co-naturalité. Cette rupture produit la discordance dont témoigne le corps morcelé et par là l'importance de la saisie d'une image où le sujet puisse se reconnaître. Deuxièmement, rupture de cette unité de fonctionnement du vivant qui asservit chez l'animal la perception à la pulsion.

    Cette rupture Lacan la rendra équivalente à un trou. Il résulte de cette double rupture, de cette déficience, un vécu proprioceptif spécifique d'impuissance fonctionnelle et de morcellement du corps propre. Ce vécu est la première conception de l'angoisse laquelle va fournir le ressort de cette tendance subjective vers la relation à l'image de l'autre qui seule est capable de surmonter ce morcellement et unifier le corps.

     

    [1] LACAN J., « Les Complexes familiaux dans la formation de l'individu », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 36.

    [2] FREUD S., « Constructions dans l'analyse » (1937), Résultats, idées, problèmes, Paris, PUF, 1992, p. 273.

    [3] St. AUGUSTIN, Confessions I, VIII, cité par Lacan dans les « Complexes familiaux » à la page 37 des Autres écrits.

    [4] LACAN J., « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je », Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 94.

    [5] LACAN J., Le Séminaire, livre III, Les psychoses, Paris, Seuil, 1981, p. 50.

    [6] Ibid.

    [7] LACAN J., « Propos sur la causalité psychique », Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 181.

    [8] LACAN J., « L'agressivité en psychanalyse », Ecrits, op.cit, p. 113.

    [9] LACAN J., « Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je », Ecrits, op.cit, p. 94.

    [10] LACAN J., « Propos sur la causalité psychique », Ecrits, op.cit, p. 185.

    [11] LACAN J., Le Séminaire, livre XX, Encore, Paris, Seuil, 1975, p. 91.

    [12] LACAN J., «Les Complexes familiaux dans la formation de l'individu», Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 40.

    [13] LACAN J., « De nos antécédents », Ecrits, Paris, Seuil, 1966, p. 70.

    [14] LACAN J., « La troisième », Lettres de l'EFP, n16, 1975, p. 191.