Bouts de réel

Alfredo Zenoni

"Quarto n°85"

sinthome, réel, noeud borroméen

L’auteur relève différents angles du Séminaire Le Sinthome de Lacan. Du réel qui pourrait être considéré d’entrée de jeu comme élément d’un ensemble, on ne peut en rencontrer que des « bouts » « que l’écriture du nœud borroméen inclut ou même constitue. Il souligne les divergences de Lacan au sujet du nœud borroméen et questionne comment les trois ronds libres (RSI) peuvent se nouer entre eux. - Frédérique Bouvet

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    Alfredo Zenoni

    Dans son cours de cette année, comme d'ailleurs dans la Notice qui en accompagne l'édition, J.-A. Miller évoque à maintes reprises le caractère cryptique du Séminaire Le sinthome[1]. Il suggère même l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'un pan ésotérique de l'enseignement de Lacan. C'est pourquoi nous avons besoin d'une orientation, si nous voulons essayer de nous y retrouver un peu dans son labyrinthe. Eclairés par le commentaire de J.-A. Miller, nous essayerons d'y suivre une piste, celle du réel, qui prend ici un nouveau statut, quitte à y relever les points qui paraissent demander une discussion.

    Le réel, d'emblée

    Remarquons d'abord que l'approche du réel n'adopte pas dans ce séminaire un seul angle et ne permet donc pas d'en extraire une notion unique, monolithique. Il s'agit plutôt d'aperçus divers, qui ne convergent pas nécessairement, comme si cette diversité correspondait précisément à ce que Lacan dit du réel lui-même : du réel, on ne peut en avoir, on ne peut en rencontrer que des « bouts ». Il n'y a que des bouts de réel, celui de Newton en est un, par exemple. Celui « à propos de ce dans quoi nous sommes », c'est-à-dire « dans la peau de cette histoire incroyable qui est l'esprit humain, qui est l'espèce humaine » en est un autre : le réel du « il n'y a pas de rapport sexuel. »[2] Et c'est pourquoi Lacan peut parler de son réel, c'est-à-dire du bout de réel que l'écriture du noeud borroméen inclut ou même constitue.

    Remarquons aussi, et c'est déjà une première question, que les formulations relatives au réel dans son rapport au noeud borroméen semblent parfois diverger. D'une part, Lacan peut dire que ce réel ne consiste, ou n'ek-siste que dans le noeud qu'il fait avec le symbolique et l'imaginaire[3]. L'imaginaire et le symbolique ne sont, en effet, pas noués entre eux, contrairement à ce que la notion de significantisation de l'imaginaire pouvait suggérer. L'idée de ce qui met en relation et tient ensemble des éléments — qui était la caractéristique du symbolique — devient maintenant, sous la forme de « consistance », une caractéristique de l'imaginaire. Le symbolique, par contre, n'apparaît être qu'un vaste tourner en rond des signifiants autour d'un impossible à dire, un anneau de signifiants autour d'un trou. « Le langage n'est pas en lui-même un message, mais il ne se sustente que de la fonction de ce que j'ai appelé le trou dans le réel. »[4] Reste, donc, à ce qui est sans loi autant que hors sens, ek-sistant[5] à l'imaginaire comme au symbolique, à constituer ce qui peut les faire tenir ensemble « A sister hors de l'imaginaire et du symbolique, le réel cogne, il joue tout spécialement dans quelque chose qui est de l'ordre de la limitation. À partir du moment où il est borroméennement noué à eux, les deux autres lui résistent. C'est dire que le réel n'a d'ex-sistence qu'à rencontrer, du symbolique et de l'imaginaire, l'arrêt. »[6]

    Mais, d'autre part, Lacan peut dire que c'est la présentation des trois ronds noués borroméennement « qui à elle tout entière fait le réel du noeud »[7].

    Ce qu'il y a à retenir surtout, nous semble-t-il, c'est l'idée d'un réel qui doit être considéré pour ainsi dire d'entrée de jeu comme un élément d'un ensemble, au lieu d'être laissé pour après ou pour la fin, après la traversée du voile de Maya, après la traversée des semblants. D'emblée, il doit être considéré dans son nouage avec les deux autres registres. Mais, d'emblée il doit être également considéré comme une caractéristique du noeud lui-même, en tant que l'imaginaire et le symbolique sont tout aussi ek-sistants aux deux autres que le réel lui-même. Les trois registres sont, en effet, individuellement libres l'un de l'autre.

    Un réel disjoint du symbolique

    Quelles sont dès lors les caractéristiques de ce nouveau réel ? D'abord, comme la notion même de « bout » l'implique, ce réel n'est pas un, il ne constitue pas un tout. Former un tout cela n'arrive que dans le discours, dans un régime de semblant. Et c'est pourquoi, d'ailleurs, il n'existe pas d'univers de discours, mais plusieurs discours, plusieurs versions de « tout ».

    Du même coup, ce réel qui n'est pas tout, n'est pas non plus à concevoir comme vrai, comme ce qui s'oppose au faux ou ce qui s'oppose à l'apparent. Le réel est réel dans la mesure où il est disjoint du régime de la vérité, c'est-à-dire où il n'a rien à voir avec le symbolique. Lorsqu'il est immergé dans le symbolique, autrement dit lorsqu'il peut être vrai ou faux, il ne peut que mentir, dit Lacan, reprenant d'ailleurs, sous une autre forme, ce qu'il formule depuis le début, à propos de la vérité. La vérité « a structure de fiction »[8], elle est du semblant, « mensonge, songe qui ment »[9]. C'est pourquoi on ne peut parler de vrai réel ou de faux réel, sinon à employer quelque terme métaphysique, comme c'est le cas chez Heidegger avec la notion d'« authentique », echt. C'est bien là que bute toute sa métaphysique, « dans ce petit morceau sur le echt », dit Lacan[10]. Car, l'authentique, tout comme les notions qui sont plus traditionnellement accolées à la vérité : l'évident, le lumineux, le nu, etc., c'est toujours du semblant. Et c'est pourquoi le réel ne peut se trouver que dans les embrouilles du vrai, à l'occasion. Extérieur au régime du signifiant, il est en quelque sorte le négatif du vrai, comme le dit dans son commentaire J.-A. Miller[11].

    Ce nouveau statut du réel se distingue dès lors du réel par lequel la psychanalyse aurait pu être reliée à la science, comme on a pu un moment le croire, à savoir le réel structuraliste, le réel articulé de la linguistique. Le réel de la science est, en effet, indiscernable de l'écriture des petites lettres mathématiques[12], « c'est par des petits bouts d'écriture que, historiquement, on est rentré dans le réel, à savoir qu'on a cessé d'imaginer ». Seulement, ajoute plus loin Lacan, il faut distinguer entre ce qui de la réalité sert à fonder la science et son réel à lui, « ce supposé réel qui est cet organe, si je puis dire, qui n'a absolument rien à faire avec un organe charnel, par quoi imaginaire et symbolique sont noués »[13]. En effet, la science se supporte de la croyance que le réel contient un savoir qui lui est immanent, que le réel sait ce qu'il a à faire. Elle traite la matière comme si elle avait un inconscient, c'est-à-dire comme si elle savait inconsciemment ce qu'elle fait. Et c'est en quoi la science est pieuse, puisqu'elle croit à un sujet-supposé-savoir, elle a une idée du réel qui suppose que le symbolique le pénètre et qu'il est tout tissé de rapports, de formules, d'équations, de sorte qu'il ne se trompe jamais[14]. C'était, au fond, la même idée qui guidait profondément Freud dans sa recherche et dans sa pratique, l'idée qu'il y a un savoir dans le réel, c'est-à-dire que le réel est équivalent au sujet-supposé-savoir[15]. Et c'est en ce sens qu'on peut dire que, bien au-delà de l'Œdipe, Freud croit au Nom-du-père, que « son hypothèse de l'inconscient ne peut tenir qu'à la condition de supposer qu'il y a un réel qui est savoir, un réel qui est articulé, un réel qui est structuré comme un langage »[16].

    Le réel dont il est question dans le Séminaire Le sinthome, le réel dont Lacan dit qu'il est son invention et peut-être son symptôme, est, au contraire, un réel qui n'est pas noué au symbolique, mais est disjoint du symbolique (c'est le principe même du noeud borroméen : les anneaux ne sont pas liés entre eux deux à deux). C'est une idée folle ou c'est une idée beaucoup plus raisonnable, c'est selon, comme a pu dire J.-A. Miller dans son cours. Car c'est l'idée d'un réel extérieur à tout déterminisme, ce qui veut dire une idée post-scientifique du réel. En tout cas, pour ce qui nous concerne, c'est une idée post-interprétative du réel. Elle répond au fait que la psychanalyse n'est pas une science, mais une pratique. Et, comme pratique, elle demande à se référer à un autre réel que celui de la science, dans la mesure même où elle met en évidence ce qu'a d'exorbitant la notion d'un sujet-supposé-savoir. Sa pratique consiste justement dans la dissolution de cette supposition comme illusion[17]. Elle comporte donc, pour Lacan, un réel d'au-delà du sujet-supposé-savoir, en tant qu'elle finit par rencontrer ce qui n'a pas de sens, quelque bout qui ne se relie à rien, qui ne se déduit de rien[18], un réel hors savoir inconscient.

    Un réel sans loi

    Peu de temps auparavant, Lacan avait déjà approché un premier réel distinct du réel de la science, c'est-à-dire contrevenant à l'idée qu'il y a du savoir dans le réel, à propos du rapport sexuel. Les planètes savent à quelle distance elles doivent se placer les unes des autres, les êtres parlants ne savent pas ce qu'ils ont à faire dans le registre de la gravitation sexuelle, ça n'est pas écrit[19]. Dans l'écrit que nous avons commenté dans notre séminaire de recherche, la « Préface à l'Éveil du printemps», Lacan conçoit cette absence de rapport sexuel comme une déchirure du réel, à prendre comme réel de la science : « ce que Freud a repéré de ce qu'il appelle la sexualité [fait] trou dans le réel »[20].

    Le réel extérieur au symbolique que Lacan introduit dans ce Séminaire est comme une généralisation de cette absence de rapport, de loi ou de formule, qui a d'abord été approchée au niveau sexuel. Ce qui veut dire aussi que l'absence de rapport n'est pas seulement ce qui caractérise la sexualité des parlêtres, mais le réel comme tel[21], le réel auquel se réfère la psychanalyse. Et cela comporte du même coup une certaine déchéance de la science, ramenée elle aussi à sa « futilité » — comme il est dit dans un autre texte, « L'introduction à l'édition allemande du premier volume des Écrits »[22] - c'est-à-dire au fait que sa certitude n'est autre qu'une évidence construite, puisqu'elle est fonction des axiomes choisis, c'est-à-dire dépend des propositions indémontrables dont elle dérive. Ce qui veut dire aussi que ce « savoir dans le réel » ne repose finalement que sur une absence de savoir, ne se fonde sur rien de rationnel.

    Le réel sur quoi débouche la pratique de la psychanalyse est un réel disjoint du savoir dans la mesure où le symptôme s'y réduit in fine à un résidu, un trognon de jouissance qui ne répond à aucun déterminisme signifiant, qui n'est reliable à rien. Il est celui d'un mode de jouir qui est disjoint de l'inconscient et qui ne relève même plus de la perspective, jusque-là opérante, d'un savoir qui travaille pour la jouissance ou d'un sens qui est joui-sens. Au fond, dans les séminaires et les écrits des quelques années qui précèdent Le sinthome, Lacan s'est évertué à souligner les affinités de l'inconscient, du savoir et du sens avec la jouissance. Ce sont ces affinités qui se trouvent condensées dans la notion de l'objet a, qui désigne la jouissance en tant que versée à la place que lui prescrit le signifiant[23], notamment dans les discours. Ici, dans ce Séminaire, c'est à une disjonction de la jouissance et du sens que nous assistons. Ce n'est plus de sens à jouir ou de savoir comme moyen de jouissance qu'il s'agit, mais d'un jouir opaque, illisible, hors sens. C'est ce qui est précisément désigné par la nouvelle notion de sinthome, destinée à surclasser celle de l'objet a : la notion du symptôme à la Joyce, comme « ça jouit », au-delà de la notion freudienne du symptôme comme « ça parle », comme événement de signifiant. La jouissance n'est pas dans le corps comme consistance, elle n'est pas dans le symbolique comme trou, elle vient en plus, elle ek-siste au corps et au symbolique en les nouant. Et c'est pourquoi Lacan peut parler de la jouissance comme du réel[24].

    Le noeud et le sinthome

    Dès lors, la disjonction du symbolique et du réel, comme celle du symbolique et de l'imaginaire et celle de l'imaginaire et du réel, disjonctions que nous ne reprenons pas ici, nous oblige à abandonner l'espace intuitif euclidien, qui fonde les distinctions traditionnelles entre extérieur et intérieur, inférieur et supérieur, surface et profondeur, pour la géométrie contre-intuitive qu'exige leur composition à trois, que Lacan désigne aussi comme une logique de « sacs et de cordes »[25]. Comme la nouvelle notion de sinthome, cette logique fait aussi appel à un autre régime de l'écriture que celui de l'inscription de la parole, de la notation de ce qui est dit, qui est le régime du signifiant, avec ses effets de sens et une consistance de semblant. Elle fait appel à un régime de l'écriture comme trait, lettre, dessin, qui ne veut rien dire, qui ne se lit pas, qui n'a pas plusieurs effets de sens suivant le contexte, et qui a, par conséquent, des affinités plutôt avec le réel. Eh bien, cette écriture qui « vient d'ailleurs que du signifiant »[26], dénuée de tout effet de sens, est l'écriture du noeud — qui écrit à la fois la disjonction des trois registres entre eux, pris deux à deux, et leur nouage à trois. Dans cette écriture nodale, toute relation de subordination se dissipe, toute hiérarchie se défait : les trois ronds ont une place équivalente.

    La question de leur nouage se pose ici, autrement dit la question de savoir comment trois ronds libres l'un de l'autre peuvent se nouer entre eux. Quelques formulations, comme celles qui ont été évoquées au début, laissent supposer que le nouage des trois ronds tient tout seul pour peu qu'il soit borroméen. Mais, à d'autres moments, et cela paraît finalement prévaloir, Lacan va dire qu'un quatrième rond est requis — celui du sinthome — pour que les trois autres puissent se nouer entre eux[27]. Un arrangement, un artifice, consistant à introduire un quatrième rond, est toujours requis dans la mesure où l'insistance même du réel montre que le nouage des trois ne se fait pas tout seul, n'est pas donné à l'avance. Il y a toujours de la jouissance qui est détachée de l'inconscient, qui n'est pas à la place où elle devrait être, car au niveau du rapport des sexes l'inconscient n'en a pas la formule.

    Usage du sinthome

    L'irréductibilité du symptôme[28] est là pour montrer que l'opération de déchiffrage participe de ce « tournage en rond » qui caractérise en définitive le symbolique, lorsque l'on prend acte de l'impossible à dire qui en est le trou central. Mais elle montre aussi que c'est dans ce réel irréductible du sinthome que réside le facteur de nouage des registres dont se compose le parlêtre. Le symptôme désabonné de l'inconscient, le symptôme qui n'est plus à déchiffrer, le symptôme qui se réduit à son opacité, est justement ce qui fait pour chacun sa différence. C'est l'état Joyce du symptôme pour chacun, celui où il ne reste plus qu'à faire usage du symptôme, à en faire quelque chose. Lorsque le déchiffrage a atteint le niveau du tourner en rond et que le symptôme ne se relie plus à rien, qu'il est un affect ou un « événement du corps » qui ne se prête plus à aucun effet de sens, ce qui en reste comme jouissance « est à proprement parler ce qui fait votre valeur pour peu que vous sachiez le faire passer à l'état d'oeuvre »[29]. Lacan fait donc valoir dans ce Séminaire un certain envers ou un certain au-delà du discours analytique qui est de l'ordre de l'art ou de l'artisanat[30]. Autrement dit, il évoque une pratique qui est moins de l'ordre du savoir que de l'ordre du savoir-faire, accentuant ainsi une issue pragmatique plutôt qu'une conclusion logiquement idéale de la cure analytique.

     

    (*) Reprise d'un expose au séminaire « Sur le vif » à l'ACF-Belgique, le 26 mai 2005.

    [1] Jacques LACAN, Le Séminaire, Livre XXIII Le sinthome (1975-1976), Paris, Seuil, 2005, p. 123.

    [2] Ibid., p. 124.

    [3] Ibid., p. 37. Voir aussi p. 66, 152

    [4] Ibid., p. 32.

    [5] Ibid., p. 132.

    [6] Ibid., p. 50.

    [7] Ibid., p. 107.

    [8] Ibid., p. 56.

    [9] Jacques-Alain MILLER, « Le lieu et le lien » (2000-2001), L'Orientation lacanienne III, 3, cours inédit, leçon du 28/02/2001.

    [10] Jacques LACAN, op. cit, p. 85.

    [11] Jacques-Alain MILLER, « Pièces détachées » (2004-2005), L'Orientation lacanienne Ill, 6, cours inédit, leçon du 1/12/2004.

    [12] Jacques LACAN, op. cit., p. 68.

    [13] Ibid., p. 134.

    [14] Nous nous référons ici amplement au cours de J.-A. MILLER, « Pièces détachées le, op. cit., cours inédit, en particulier à la leçon du 8/12/2004.

    [15] Jacques-Alain MILLER, « Pièces détachées le, op. cit., cours inédit, leçon du 24/11/2004.

    [16] Id.

    [17] Jacques-Alain MILLER, « Pièces détachées » , op. cit., cours inédit, leçon du 8/12/2004.

    [18] Cf. Jacques LACAN, op. cit., p. 132.

    [19] Jacques-Alain MILLER, dans la même leçon.

    [20] Jacques LACAN, « Préface à L'Éveil du printemps., Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 562.

    [21] Jacques LACAN, Le Séminaire, Livre XXIII, op. cit, p. 137, 180, 231.

    [22] Jacques LACAN, « Introduction à l'édition allemande d'un premier volume des Écrits » (1973), Autres écrits, op. cit., p. 554.

    [23] Jacques-Alain MILLER, « Pièces détachées 3, op. cit., cours inédit, leçon du 19/01/2005.

    [24] Jacques LACAN, Le Séminaire, Livre XXIII, pp. 73, 78.

    [25] Ibid., p. 146.

    [26] Ibid., p. 145.

    [27] Ibid., p. 19.

    [28] « Il n'y a aucune réduction radicale du quatrième terme, même dans l'analyse, puisque Freud a pu énoncer, on ne sait par quelle voie, qu'il y a une Urverdrängung, un refoulement qui n'est jamais annulé. », Op. cit., p. 41.

    [29] Jacques-Alain MILLER, « Pièces détachées », op. cit, cours inédit, leçon du 1/12/2004.

    [30] Ibid., pp. 22, 38.