L'alchimie hystérique
Graciela Brodsky
"Mental n°12"
Ceci est un texte formidable. Il est très didactique et permet de préciser ce qu’est l’hystérie ; Il explique bien la différence entre défense et refoulement et attire l’attention sur l’emploi du mot décompensation que Lacan a fait au sujet de la névrose, alors qu’il est habituellement utilisé pour la psychose (pour la névrose habituellement c’est « éclosion » qui est utilisé) - J. Lecaux
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L'alchimie hystérique[1]
Graciela Brodsky
Je commence par une affirmation[2]. Comme toute affirmation dans le champ de la psychanalyse, elle n'est pas irréfutable et je la présente comme point de départ : la clinique psychanalytique des névroses est foncièrement la clinique de l'hystérie. Cette affirmation a un double fondement. D'une part, il y a ce que l'on connaît en suivant Freud et Lacan, comme le noyau hystérique des névroses (NHN). D'autre part, il y a ce que l'on connaît à partir de Lacan comme l'hystérisation dans le dispositif analytique.
NHN Hystérisation
Je vous propose d'écrire non seulement avec ses initiales le noyau hystérique des névroses mais d'écrire ce qui constitue un mathème de ce noyau. Je propose de l'écrire de la façon suivante : ,
Le mathème du noyau hystérique
Ce que j'appelle le mathème du noyau hystérique des névroses est en réalité, une partie de l'écriture du discours de l'hystérie mais je ne l'écris pas sous la forme d'un discours. Je propose que ce mathème traduise ce que l'on nomme depuis Freud et Lacan, le clivage du sujet dans le processus de défense. Cette expression est lacanienne mais Lacan utilise le terme freudien Spaltung. Ce terme allemand est traduit en français par clivage et en anglais par splitting. Je vous propose un bref parcours à propos du concept de défense, dans la perspective du clivage. J'éclaircis ce point parce qu'il y a d'autres manières de prendre le concept, par exemple comme dans le texte fameux d'Anna Freud Le moi et les mécanismes de défense.
Le premier texte décisif où Freud aborde ce sujet est précisément «Les psychonévroses de défense », datant de 1894, contemporain du «Manuscrit K» mais antérieur à L'interprétation des rêves. La façon dont Freud considère la défense dans ce texte, est très utile pour nous. Il dit que le sujet va traiter une représentation sexuelle impossible à accepter, comme non arrivée, comme si cette représentation n'avait jamais existé. Ce qui est décisif, c'est que pour Freud, cette défense, ce «dire non» hystérique produit un clivage qui fonde la différence entre conscient et inconscient. D'où se déduit la solidarité qui existe pour Freud entre inconscient et hystérie.
Dans l’« Esquisse d'une psychologie scientifique », qui date à peu près de la même époque, Freud utilise la défense à partir d'une autre perspective — la défense devant le Fremde, qui signifie la chose la plus étrangère. C'est la réponse d'un sujet qui dit « non ». Cette défense détermine aussi un clivage, mais cette fois entre la réalité extérieure et le corps propre. Lacan a repris cet abord dans son Séminaire L'éthique de la psychanalyse.
Le clivage entre le dehors et le dedans est la première indication de Freud propos de la constitution de la réalité comme conséquence d'un acte psy, chique où le jugement d'attribution précède celui d'existence.
Après l' «Esquisse », l'usage du terme défense disparaît de l'oeuvre de Freud et il est remplacé par une variété de mécanismes dont le plus connu et exploité a été le refoulement.
L'étonnant, c'est qu'après avoir été abandonné, le concept de défense resurgit sous la plume de Freud vers les années 20, dans Inhibition, symptôme et angoisse. Freud y revient sur ses idées de l' « Esquisse », pour indiquer que face à l'objet qui se présente comme inquiétant, il y a deux possibilités : si l'objet appartient au monde extérieur, le sujet fuit, mais si ce qui l'assaille est la menace pulsionnelle, comment s'enfuir ? On peut fuir les périls de la vie quotidienne, mais l'on ne peut pas fuir la pulsion. C'est dans cette perspective que le terme de défense resurgit, comme une solution face à la pulsion dont le sujet n'arrive pas à s'échapper.
Ainsi peut-on comprendre la défense comme un non radical du sujet. Il faut alors se demander : un « non » à quoi? Pour Freud, il est évident qu'il s'agit d'un « non » à la pulsion, un « non » à ce qui est étranger, menaçant, qui laisse comme solde un sujet vide de jouissance. Tandis que la jouissance passe à un autre registre, il y a une jouissance qui subsiste séparée du sujet et que Lacan écrit avec ce petit mathème :
Il s'agit d'un sujet vide qui se constitue comme tel dans l'acte même de la défense, S barré, et d'une jouissance, a, qui subsiste séparée de lui par la barre. Ce n'est pas une jouissance vraiment éliminée, voici le paradoxe, car elle agit, elle est efficace, elle a des conséquences. On peut même dire que tout le champ des névroses est déterminé par le retour de cette jouissance rejetée.
À partir de ce « non » primordial, tout signifiant qui évoque cette jouissance rejetée, tombe sous l'effet du refoulement. La différence entre la défense et le refoulement est ainsi bien établie : la défense, barrière de protection contre cette jouissance qui ne peut pas se signifier, et le refoulement comme un mécanisme qui concerne toujours des signifiants. Tandis que la défense se joue sur le territoire du sujet vidé comme résultat d'un «non» au réel de la jouissance, le refoulement se joue dans un autre domaine, dans la substitution métaphorique d'un signifiant par un autre.
Un signifiant reste refoulé sous la barre tandis qu'il existe une connexion métonymique entre ce réel et celui-ci. Il n'y a aucune raison qui justifie le refoulement d'un signifiant si celui-ci n'évoque pas ce noyau de défense radical.
Une purification de la défense
Une fois établie ce que j'appelle le mathème du noyau hystérique, le discours analytique est celui qui va exactement dans la direction contraire. Je ne vais écrire que son étage supérieur :
Ce sont les mêmes termes que ceux du mathème antérieur, sauf que la place de a a changé : il était ce que le sujet rejette et qui fait naître un sujet vide, il devient ce que le discours analytique réintroduit. Le discours analytique réintroduit la jouissance dans le vide du sujet, en contrariant la défense. Dans l'analyse, il s'agit d'aller contre le sujet qui dit « non » à la jouissance et qui en conséquence souffre d'un « manque à être », corrélat subjectif du sujet vide.
L'idée de déranger la défense, qui a été exploitée abondamment par Jacques-Alain Miller, dans son cours « L'expérience du réel dans la cure analytique », est déjà indiquée par Lacan dans le Séminaire « Problèmes cruciaux pour la psychanalyse », en 1965, lorsqu'il dit que pour l'analyste, il s'agit de conduire le sujet à un mode chaque fois plus pur de défense, en le confrontant dans le transfert à l'impossible du rapport sexuel. C'est une stratégie sous transfert qui n'est pas l'interprétation et qui vise à obtenir une purification de la défense.
Dans les oscillations de l'enseignement de Lacan, apparaissent deux valeurs de ce dont le sujet se défend. D'un côté, le plus de jouir pulsionnel et de l'autre côté, une inexistence, celle du rapport sexuel. J'utilise le losange de Lacan qui implique inclusion et exclusion. Il s'agit donc d'un plus pulsionnel dans sa relation tendue avec le rapport sexuel qu'il n'y a pas.
Plus-de-jouir <> Non rapport sexuel
C'est dans ce champ, celui de l'inexistence du rapport sexuel et du plus pulsionnel, que se développe la réflexion de Lacan autour de la défense.
Les deux temps freudiens
Par contre, pour Freud, il ne s'agit pas de l'inexistence du rapport sexuel, au moins pas directement. Pour lui, il y a un temps premier dans la constitution du sujet, défini comme irruption traumatique : c'est la mauvaise rencontre avec quelque chose qui s'inscrit comme marque de déplaisir. Il faut comprendre que lorsqu'on parle de déplaisir, on se réfère à ce qui trouble l'homéostasie, à quelque chose qui vient interrompre un certain équilibre, avec lequel on ne sait quoi faire. Freud considère que ce temps premier, que je situe comme le noyau hystérique des névroses, est le trauma sexuel vécu comme déplaisir. C'est ce qui est au cœur de toute névrose, même de l'obsession qui n'est qu'un dialecte pour Freud, comme il dit littéralement dans l'analyse du cas de «l'homme aux rats » : la langue fondamentale est l'hystérie, l'obsession un dialecte. Donc, le temps un, c'est celui du noyau hystérique des névroses : le trauma sexuel, l'irruption de la jouissance enregistrée comme déplaisir.
Le temps deux, c'est celui de la défense et du clivage. La perte de jouissance produit le sentiment de vide, de manque à être dont on connaît les manifestations cliniques — les phénomènes hystériques typiques de «la feuille au vent », de ne pas avoir d'amarre, de l'incrédulité face aux mots, de non-sens, mais aussi du dégoût, qui est une manière de dire « non » à la jouissance. Le dégoût de la sexualité, de l'organe masculin, des odeurs, des poils, du repas, de la proximité de quelqu'un etc. C'est une preuve clinique presque immanquable du fait que le sujet a dit « non » à l'origine. Que dénonce l'insatisfaction hystérique si ce n'est cette béance qu'il y a entre la jouissance qui est exclue et tous les signifiants qui viennent remplir ce manque ?
Le tournant du développement de la pensée de Lacan, c'est de dire que même le désir est une barrière qui ne permet pas de dépasser une certaine limite. Lacan le dit dans son Séminaire VII L'éthique de la psychanalyse. Le désir distrait, tourne en rond dans un circuit autour de quelque chose d'enkysté, « extime », quelque chose qui est dedans mais qui en même temps est étranger. Le désir décrit un parcours signifiant qui entoure, finalement, toujours le même point, sans aller jamais au-delà de la défense. Quand Lacan dit, par exemple, que le sujet se soigne de tout sauf de son hystérie, il fait référence à ce noyau qui non seulement est à la base de l'hystérie mais encore de l'obsession.
Le déclenchement névrotique
Il faut distinguer le noyau hystérique de ce qui est le déclenchement névrotique de l'hystérie. Le déclenchement névrotique de l'hystérie n'est pas équivalent à la clinique du désir insatisfait, du dégoût, du manque à être. Le déclenchement névrotique de l'hystérie est autre chose. L'hystérique vit avec ce noyau hystérique de la névrose, elle en souffre évidement mais ce n'est pas la névrose. Peut-être est-ce dû à la propagation de la psychanalyse, si l'hystérique consulte de plus en plus pour des questions un peu vagues, comme si l'analyse pouvait résoudre définitivement ce noyau — elle ne le peut pas, il est vrai qu'elle peut cependant y toucher.
Je pense que la psychiatrie moderne a aussi contribué à aplatir la clinique de l'hystérie déclenchée — voilà pourquoi celle-ci ne figure plus dans le DSM IV. Or, dans la clinique psychanalytique, il faut chercher ce qui est le «moment fécond» de l'hystérie, c'est-à-dire le moment du franchissement symptomatique.
Pour avancer sur la distinction entre le noyau hystérique de la névrose et son déclenchement, au moment où la défense échoue, je peux vous citer un paragraphe du Séminaire V : « Je vous ai rappelé comment Dora vit jusqu'au moment où se décompense sa position d'hystérique »[3]. Lacan utilise les termes de la psychose : la décompensation. « Elle est fort à l'aise, à quelques petits symptômes près, mais qui sont justement ceux qui la constituent comme hystérique, et qui se lisent dans la Spaltung (...) Ce que nous avons montré l'autre jour, c'est que Dora subsiste comme sujet en tant qu'elle demande l'amour, comme toute bonne hystérique, mais aussi en tant qu'elle soutient le désir de l'Autre en tant que tel ». Lacan remarque que tout marche fort bien, tout se développe de la meilleure façon, «sans que personne n'ait rien à y voir ». Je veux souligner cela. Lacan décrit très bien ce moment préalable au déclenchement.
Au moment où quelque chose échoue, ce qui fait irruption c'est l'acting out ou bien les phénomènes de corps. Lorsque quelque chose de refusé, de non reconnu, de non arrivé, mord dans le corps, ceci est le moment où l'hystérie est vraiment constituée. Ce n'est plus le noyau hystérique de toute névrose, mais l'hystérie symptomatisée, déclenchée.
L'acting out, tel que le formule Lacan dans son Séminaire X « L'angoisse », est l'irruption sur la scène, de l'objet ci. Le corps, lui, est le scénario même du symptôme hystérique, auquel Lacan fait encore référence dans les années 70 pour distinguer l'hystérie de l'obsession où la question se situe au niveau de la pensée.
Je considère que ceci est une indication en or : ne pas s'aveugler dans l'hystérie avec l'insatisfaction et le manque à être, mais toujours chercher le corps, le point où le refoulé mord le corps.
C'est à ce moment de décompensation que peut se produire l'appel à l'Autre. C'est pour cela que j'ai souligné l'expression de Lacan, « sans que personne n'ait rien à y voir » : avant, elle se débrouillait toute seule. On s'adresse à l'Autre de différentes manières : on peut prendre l'Autre pour un témoin, pour un juge, pour un magicien, mais on peut le prendre aussi pour celui dont on attend une réponse qui peut être celle d'un psychanalyste.
Bien que la clinique contemporaine nous montre l'hystérique consultant avant le moment du déclenchement, il n'est pas sûr que ce soit la bonne manière de lier l'hystérique à l'analyse.
Réfléchissons un instant sur ce qu'on appelle le discours. Un discours est toujours un lien social, un lien à l'Autre — ce qui fait que tout discours a quatre places, celle de l'agent, celle de l'Autre, celle de la vérité et celle de la production.
L'hystérisation
Lorsqu'on parle de l'hystérisation dans le dispositif, l'on veut dire tout symptôme, hystérique ou obsessionnel, doit se diriger vers l'Autre. C'est facile d'y penser pour l'obsession, mais le plus amusant, le plus étonnant, c'est qu'il faille aussi l'hystérisation de l'hystérique. Pourquoi? Parce qu'il faut enlever l'hystérique de ce noyau hystérique, pour qu'à travers le symptôme qui l'a décompensée, elle s'engage vers l'Autre, ce qui n'est pas si évident.
Dans ce temps trois — qui n'est pas celui du noyau hystérique où il n'y a pas de déclenchement — on est vraiment dans la direction vers l'Autre, dans la constitution d'un discours. À quel Autre s'adresse-t-elle? De quel discours l'hystérique est-elle agent? Lacan dit que l'Autre que cherche l'hystérique est un maître.
Récapitulons :
1) Trauma sexuel : irruption de la jouissance
2) Défense et clivage
3) Direction vers l'Autre
L'hystérique s'adresse à un maître (S1) avec sa division, avec ce vide habité par quelque chose, parce que le symptôme indique que dans le vide quelque chose s'est mêlé, que le S barré est habité par une autre chose et que maintenant il ne s'agit pas seulement de souffrir de l'insatisfaction du manque à être ou même du dégoût. Le symptôme permet de voir que dans le vide, quelque chose a poussé comme un champignon — dans le désert de jouissance, quelque chose a surgi. Le sujet vide adresse son symptôme à l'Autre sous la forme d'une question. C'est la première chose que Lacan indique. C'est pour cela que dans le Séminaire III, il y a ce chapitre qui s'appelle «La question hystérique ».
Le maître est appelé par l'hystérique pour qu'il produise un savoir (S2).
Il est logique d'imaginer que si l'on pose une question, cette question va trouver une réponse. Au fur et à mesure que l'hystérique s'adresse à l'Autre, l'Autre peut commencer à produire un savoir pour y répondre. C'est ce que Freud a fait avec les hystériques qui l'ont consulté — en élaborant un savoir pour leur répondre, il a inventé la psychanalyse. Ce savoir vient à la place de la production dans le discours hystérique : si vous voulez produire du savoir, n'appelez pas les professeurs, appelez l'hystérique! Pour produire du savoir, il faut avoir à la place de l'agent une hystérique disant : «et pourquoi ? », « je ne comprends pas », « ce n'est pas ce que j'ai dit », « ce n'est pas ce que dit Lacan » etc.
Le seul problème, c'est que ce savoir produit par le maître va toujours être un savoir inutile, un savoir qui ne touche pas ce qui a été primordialement rejeté par l'hystérique et qui constitue la vérité de sa position, dont elle ne veut rien savoir, et que l'on place sous la barre à gauche. Donc, parlez, parlez ! Mais sachez, vous, qu'on ne va pas toucher l'hystérique avec le savoir. Vous comprenez pourquoi Lacan dit que l'interprétation ne doit jamais être transmission du savoir. Ce n'est pas par modestie de l'analyste, c'est parce que c'est inutile, étant donné que l'hystérique continue avec sa question.
«Très intéressant, Dr Freud, tout ce que vous dites mais cela ne me fait ni chaud ni froid». Très intéressant, tant qu'il ne se mêle pas de cela, l'objet a qui est à la place de la vérité, et non à la place de la production. «Cela», c'est justement ce que le discours de l'analyste met à la place de l'agent.
Une alchimie qui transforme le vide en objet pour l'Autre
Il faut voir que l'hystérique est quelqu'un de privilégié. Avec un vide, on a l'habitude de ne rien faire. L'hystérique est le sujet capable de créer un monde avec un S, avec son vide de jouissance. C'est notable. On peut dire que c'est une vraie alchimie. L'alchimie hystérique consiste en transformer ce vide en cause du désir pour l'Autre.
Il y a toute une clinique de la vie quotidienne qui montre le privilège de l'hystérie quand elle sait faire avec sa propre division subjective aussi bien qu'avec l'Autre placé en position de maître. C'est ce que, dans la psychanalyse, l'on désigne par la dérobade hystérique — comment n'être jamais au lieu du rendez-vous, comment n'arriver jamais à l'heure, toujours en retard, ou être dans un autre lieu, c'est-à-dire savoir manquer à l'Autre.
La première victime de la dérobade de l'hystérique a été Freud, à qui Dora dit après une énorme production de savoir — «je dois vous annoncer qu'aujourd'hui c'est la dernière séance ». Freud dira qu'elle l'a quitté comme on quitte une bonne !
Transformer le vide en objet pour l'Autre, fait l'hystérique désirable, mais l'oblige à un travail forcé. Cependant, être l'objet de désir pour l'Autre ne touche absolument pas à sa propre jouissance. Ceci est le point que l'hystérie garde comme le plus précieux, elle est une experte à faire désirer, pourtant elle ne veut pas savoir ce qui la fait bouger, ce qui la chatouille
Peut-être avez-vous lu, dans le Séminaire V, le chapitre intitulé « Les rêves de "l'eau qui dort" ». Ce chapitre nous présente le portrait de l'hystérique : « ce que vous me donnez n'est pas ce que je cherche, je ne le connais pas, je ne le prends pas et je m'en retourne avec les mains vides ». Il n'y a rien de plus satisfaisant pour une hystérique que s'en retourner avec les mains vides.